[Couplet 1 : Teki Latex]
J'ai des effrois et des caresses de serpent, des rêves étroits et des promesses de néant
Des épées droites et des noblesses de perdant
Des répertoires et des adresses de géant
Des déserts noirs et de grotesques serments
Gravés sur les troncs d'arbres en fin de journée, au tout début de l'automne
Et l'espérance de retrouver un jour la profondeur unique d'un lieu
Dans lequel on n'a pas pu se sentir chez soi, puisqu'on n'y était pas
Et l'on se dit que c'est mieux comme ça
[Couplet 2 : Yarah Bravo]
[???]
[Couplet 3 : Teki Latex]
Teki Latex, tortue piquante, carapace à toute épreuve
Triple couche de confiance en soi
Doublure pour sensibilité amovible en revêtement imperméable
Tissu à fermeture hermétique sécurisée
Joie de vivre thermos, kit de survie mentale
Bouclier en titanium anti-sentimental
Casque anti-choc émotionnel ventilé
Orné d’un autocollant avec marqué "Tout va bien" dessus
Combinaison Gore-Tex à l'efficacité optimale
Idéale pour le camouflage de ses pensées
Adaptée à tout milieu social et totalement renforcée au niveau des articulations
Accompagnée d'une couverture multipoche étanche
En fibre de verre à la surface glissante pour que rien ne s'attache à ses parois
Également munie d'un système de respiration alvéolé
Testé dans des conditions morales extrêmes, adéquat en situation d’urgence
(Aidez-moi à ouvrir la fermeture éclair)
[Couplet 4 : Tido Berman]
Il est des yeux qui ne trompent pas, et d'autres qui percent des mystères
À toi de voir et de bien choisir
Ce n'est pas noir et blanc ou rouge et vert si tu te l'encadres en peinture
Tu ne vois que par la serrure de la porte de la pièce de l'appart de l'immeuble de l'avenue de la ville dans laquelle on est, c'est pas grave
Plus d'after-shave, pourtant de près, j'ai rasé mes bras
Prends ton dernier bain à poil, c'est de l'acide
Ça fait longtemps que je te donne des preuves, reste tranquille, reste tranquille
Je n'attends qu'une faveur, ayant marre de tes blagues vaseuses
Tu voulais un bavoir, je n'te propose qu'un tube de vaseline
J't'assigne un nom comme un pas
C'est Hulk-Maxime, la grosse gaule, un personnage fictif
Tu débordes d'imagination mais tout est relatif
Un ruban de scotch adhésif, un saphir qui raye leur disque
Une gomme à leur phrase déverse l'encre de Chine sur une feuille
Court-circuitage dans le système, les résistances brûlent comme les fusibles de leur routeur
(Déguste un son de MC)
Aucun chiffre à ce texte, la rage a son écriture, j'en perdais même mon verbe
L'étincelle dans une caisse remplie d'putards
Excédé, excellent, dans l'expo, pas d'spot, la réalité s'traque
Comme en diraient les MCs dans ce genre de fête "Hey yo !"
J'm'habille bien, j'm'habille
Parfois me dénude, parfois me dénude, entre mes deux oreilles, j'cogite
J'suis pas Malkovich John ou un alcoolique en rogne, un accro du rire, hic
Et toi, tu sonnes, alors j't'observe par l'œil de la porte close
(L'œil de la porte)
[Couplet 5 : Cuizinier]
TTC en 2010, tu verras un peu plus tard
Race inconnue, les propos sont impromptus
Meurs ! Dans tes deux lobes, phase déterminée, sueur
Impeccable, lié de l'infini à ma main de nain
Seul, mince, menace, les activistes sont tenaces, te narguent de loin
Ton subconscient, les bases n'existent plus, détruites, exterminées
Lueur surgissant, me disant perdu au beau milieu de cet univers, il faut savoir maîtriser l'art culinaire
Depuis, j'existe, et l'hystérie s'empare, brisant tous les remparts sensationnels
Les vibrations sont ponctuelles et ne durent qu’un temps
En piste, le public attend de nouveaux lancers d'excréments
Nos citations restent et sont intemporelles
De nouveaux lancers d'excréments tirent un trait d'union sur le juste milieu, les souterrains sont souverains
Intercepte, contre-attaque à contresens, dévaste, et que la poussière règne